
Le mois de mars, dédié à la femme, est l’occasion idéale pour réfléchir à plusieurs aspects de sa vie. Une question qui me traverse souvent l’esprit est la suivante : une femme divorcée peut-elle se remarier facilement ? À première vue, la réponse semble évidente, sans ambiguïté. Pourtant, elle n’est pas aussi simple. En effet, plusieurs éléments doivent être pris en compte, notamment sa responsabilité dans ce divorce et l’image publique qu’elle a pu véhiculer.
Si elle a été surprise en flagrant délit d’adultère, ce qui a conduit à son expulsion du foyer conjugal, s’engager dans une nouvelle relation sérieuse pourrait s’avérer difficile et complexe. L’expérience passée laisse des traces ; le cœur qui l’a conduite dans cette situation pourrait bien la hanter, et l’homme intérieur, celui qui l’a poussée dans la tourmente, continuera à se manifester.
De plus, qui accepterait de se lier à une femme dont la réputation est ternie, une « femme du public » ? L’égo masculin a du mal à tolérer cela. Qui accepterait d’élever des enfants dont l’éducation a été perturbée ? D’ailleurs, rien ne garantit que le nouvel homme deviendra un véritable père pour ces enfants issus du premier mariage.
Notre société, dans sa grande majorité, ne tolère pas certains comportements de la femme. Lorsqu’elle quitte un mariage, c’est souvent perçu comme un échec, une incapacité à résister jusqu’au bout. Nos grand-mères, par exemple, ne se séparaient pas si facilement de leur mariage. Même si leur situation n’était pas idéale, l’éducation des enfants et la simplicité de la vie les accompagnaient. Elles étaient moins ambitieuses, se contentaient du peu qu’elles avaient et n’étaient pas attirées par les pièges de la convoitise qui peuvent avoir des conséquences néfastes.
De plus, une femme plus âgée aura plus de difficultés à se remarier, sauf si elle a la chance de trouver un homme avec des valeurs similaires aux siennes. Dans nos sociétés africaines, une femme qui « court » d’homme en homme n’est généralement pas bien vue. En revanche, l’homme, lui, dispose de la possibilité de se remarier presque immédiatement après un divorce. Cela pourrait même renforcer l’idée que c’est la femme qui était en cause dans l’échec du mariage. Comme le dit l’adage : « Celui qui quitte, quelqu’un d’autre prend ». Il faut cependant noter qu’un homme peut être responsable du divorce et, malgré cela, se remarier facilement.
Ainsi va la vie.