Pierre Urbain Dangnivo
Le procès de l’affaire Pierre Urbain Dangnivo a repris ce mercredi 8 juillet 2026 devant le tribunal de Cotonou. Avant l’examen des pièces du dossier, le président de la Cour a donné la parole à Grégoire Dangnivo, frère de la victime.
À la barre, ce dernier a affirmé être convaincu que Pierre Urbain Dangnivo a été victime d’un « assassinat politique ». Selon lui, son frère aurait été placé sous surveillance et son élimination aurait été soigneusement préparée. Il a également demandé que les véritables responsables reconnaissent publiquement leur implication.
Grégoire Dangnivo a par ailleurs dénoncé les anciennes déclarations ayant laissé entendre que la disparition de son frère relevait d’une affaire familiale. Il estime que ces accusations ont injustement porté atteinte à l’image de sa famille.
S’exprimant sur les propos de l’ancien directeur général de la Police nationale, Louis Philippe Houndégnon, il lui reproche de ne pas avoir révélé plus tôt les informations qu’il détenait sur cette affaire. À ses yeux, ce silence aurait contribué à maintenir Alofa et Amoussou en détention pendant seize ans.
Le frère de Pierre Urbain Dangnivo a enfin réaffirmé sa conviction que ces deux hommes n’ont aucun lien avec la disparition de son frère, assurant qu’il l’avait compris dès ses premiers échanges avec Alofa.
À l’issue de cette intervention, la Cour a poursuivi l’audience avec la lecture des différentes pièces du dossier.
