La quatrième édition du festival Fémin’Art se tiendra du 10 au 12 décembre 2026 à Cotonou. Lancé officiellement ce lundi 19 octobre lors d’une conférence de presse à KTA Hôtel, l’événement entend valoriser les héritages culturels africains et promouvoir les droits des femmes à travers les arts, la culture et l’engagement citoyen.
Le festival Fémin’Art 2026 se prépare à investir Cotonou autour d’un thème qui fait dialoguer traditions africaines et aspirations féministes. Portée par l’ONG Jeunesse Regard et Actions (JRA ONG), cette quatrième édition est placée sous le thème « IYÀ NLÁ : Héritages matriciels du Guèlèdè et futurs féministes ».
Lors de la conférence de presse organisée ce lundi 19 octobre 2026, les responsables de l’organisation ont dévoilé les grandes orientations de cette édition, prévue les 10, 11 et 12 décembre prochains au Majestic Cinéma de Cotonou.
Pour Alexia Fanou, présidente de JRA ONG et coordonnatrice du festival, le choix du Guèlèdè répond à une volonté de puiser dans les racines culturelles africaines pour nourrir les réflexions contemporaines sur les droits des femmes. « Pour cette quatrième édition du festival, nous allons chercher les héritages là où ils ont pris racine », a-t-elle déclaré.
Inscrit depuis 2008 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, le Guèlèdè constitue, selon les organisateurs, une mémoire vivante de la place des femmes dans la transmission des savoirs, le soin, la médiation sociale et la vie spirituelle.
Trois jours pour recevoir, réécrire et transmettre
Le programme s’articulera autour de trois axes : recevoir l’héritage des mères, réécrire ce qui doit être transformé et transmettre aux filles des références vivantes.
Le jeudi 10 décembre sera consacré au lancement officiel et à une caravane de mobilisation dans les rues de Cotonou. Les vendredi 11 et samedi 12 décembre seront marqués par des panels, des villages féministes, des ateliers de peinture, d’écriture et de musique, ainsi que des rencontres et des restitutions artistiques. Des soirées musicales viendront également ponctuer le festival, avec notamment le Podium Fémin’Art 2026 en clôture.
« Il ne s’agit ni d’idéaliser le passé ni de le rejeter, mais d’en faire un espace de réflexion et de réappropriation », a souligné Carolle Ahyi, secrétaire générale de JRA ONG.
À travers cette édition, les organisateurs ambitionnent de mobiliser 10 000 jeunes âgés de 15 à 35 ans, avec une portée numérique estimée à un million de personnes. Ils prévoient également de former 500 militants et jeunes artistes aux enjeux du patrimoine matriciel, du leadership féminin et de la justice de genre.
L’édition 2025 avait déjà enregistré la participation de plus de 3 000 jeunes au concert de clôture et de plus de 400 participants actifs aux différentes activités, selon le communiqué de presse.
Les journées du festival seront ouvertes au public, tandis que la participation aux ateliers, panels et villages féministes se fera prioritairement sur inscription et après sélection. L’accès aux soirées des 11 et 12 décembre sera payant, avec un ticket standard annoncé à 2 000 FCFA.
En associant patrimoine culturel, création artistique et engagement citoyen, Fémin’Art 2026 entend ainsi ouvrir un espace de dialogue entre générations et contribuer à la lutte contre les violences basées sur le genre.
