Trois jours seulement après avoir quitté la tête du gouvernement, Ousmane Sonko a été porté à la présidence de l’Assemblée nationale du Sénégal. L’ancien Premier ministre a obtenu 132 suffrages sur les 165 sièges que compte l’institution parlementaire, lors d’un vote marqué par l’absence des députés de l’opposition.
Son accession au perchoir consacre également son retour au sein de l’hémicycle en qualité de député. Accueillie avec enthousiasme par les parlementaires de la majorité, son élection renforce davantage son poids sur l’échiquier politique sénégalais.
Dans son premier discours en tant que président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a affiché sa détermination à exercer pleinement les prérogatives liées à sa nouvelle fonction, affirmant sa volonté de mettre à profit tous les moyens institutionnels à sa disposition.
Cependant, cette nomination continue d’alimenter les débats dans le pays. Plusieurs acteurs politiques et observateurs remettent en question la conformité de la procédure ayant conduit à son retour au Parlement. Figure de proue de l’opposition, Aïssata Tall Sall a vivement critiqué cette évolution lors d’une conférence de presse tenue lundi. La présidente du groupe parlementaire de la principale coalition opposée au pouvoir a dénoncé ce qu’elle qualifie de « dérive institutionnelle », accusant la majorité de vouloir imposer sa volonté par la force du nombre.
Cette nouvelle étape dans la carrière politique d’Ousmane Sonko intervient dans un contexte de tensions croissantes au sommet de l’État, alors que les relations entre lui et le président Bassirou Diomaye Faye semblent se détériorer davantage.
F.T.
