À quelques jours du lancement officiel des épreuves du Certificat d’études primaires (CEP) session de juin 2026, la Circonscription scolaire de Za-Kpota a pris une mesure disciplinaire à l’encontre de cinq enseignants accusés d’avoir boycotté les activités liées à l’examen blanc national. Une décision conservatoire qui traduit la volonté des autorités éducatives de préserver la sérénité et la crédibilité des examens nationaux.
La tension monte dans le secteur éducatif à Za-Kpota à l’approche du CEP 2026. Dans une note de service datée du 29 mai 2026, le chef de la Circonscription scolaire a annoncé la suspension de cinq enseignants de toute participation aux activités relatives à l’organisation de l’examen national prévu du 1er au 4 juin prochain. Cette décision intervient après le boycott des travaux de surveillance, de correction des copies et de secrétariat observé lors de l’examen blanc national organisé du 18 au 21 mai 2026.
Les enseignants concernés sont issus de plusieurs établissements scolaires de la commune. Il s’agit de Félicité Dovonon, adjointe à l’EPP Adjokan A ; Chimène Dégnonkpon, adjointe à l’EPP Adjokan B ; Barthélémy Dohoungbo, adjoint à l’EPP Allahe A ; Mathieu Gbodja Houetonou, adjoint à l’EPP Za-Agbogbomè A ; ainsi que de Dieu-Donné A.
Gnankadja, directeur de l’école La Sève. Selon les autorités scolaires, cette mesure conservatoire vise avant tout à éviter toute perturbation susceptible de compromettre le bon déroulement des épreuves officielles.
Afin de garantir la continuité des opérations, les agents suspendus seront remplacés par d’autres enseignants désignés pour assurer les différentes tâches liées à l’examen. Cette décision témoigne de la fermeté des autorités éducatives face à toute action pouvant fragiliser l’organisation des examens nationaux. Dans un contexte marqué par la nécessité d’assurer des évaluations crédibles et apaisées, l’administration scolaire semble déterminée à maintenir la discipline et la rigueur au sein du système éducatif.
Samuel KAKPO

