Un pasteur poursuivi dans le dossier de la plateforme de placement en ligne CEA risque une peine de cinq ans de prison, dont trois ans ferme, ainsi qu’une amende de deux millions de FCFA. Ces réquisitions ont été formulées par le ministère public lors de l’audience du lundi 29 juin 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
Selon 24haubenin.info, le prévenu a nié toute implication dans une escroquerie via internet. Il a affirmé avoir lui aussi perdu de l’argent après avoir investi sur la plateforme CEA, aujourd’hui hors service.
D’après l’accusation, plusieurs plaintes ont conduit les enquêteurs jusqu’au pasteur. Le parquet lui reproche notamment d’avoir utilisé son numéro de téléphone pour inciter des internautes à rejoindre la plateforme.
De son côté, son avocat, Me Hugo Koukpolou, a demandé sa relaxe, estimant que les preuves présentées ne permettent pas d’établir sa responsabilité. Le ministère public a également sollicité l’indemnisation d’une victime constituée partie civile.
Le jugement est attendu le 27 juillet 2026. Pour rappel, la plateforme CEA promettait des revenus rapides en échange de certaines activités en ligne, avant de disparaître, laissant de nombreux investisseurs sans leurs fonds.
