De retour devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) ce lundi 1er juin 2026, l’élu municipal Samuel Akindes Adékambi, poursuivi pour abus de fonction dans une affaire l’opposant à Lionel Talon, a vu son dossier renvoyé au 6 juillet prochain. L’absence de plusieurs témoins convoqués, notamment l’assistante de Lionel Talon, a conduit la juridiction à reporter les débats.
L’élu municipal Samuel Akindes Adékambi a comparu ce lundi devant la CRIET dans le cadre du dossier judiciaire qui l’oppose à Lionel Talon. Déjà entendu lors de l’audience du 18 mai dernier, le prévenu avait plaidé non coupable des faits d’abus de fonction mis à sa charge. À l’ouverture des débats, la Cour a constaté l’absence de plusieurs témoins convoqués, parmi lesquels Yasmine Comlan, présentée comme assistante de Lionel Talon. Les magistrats ont alors procédé à la lecture des déclarations qu’elle avait précédemment faites devant la Brigade économique et financière durant la phase d’instruction.
Selon les informations relayées par Central TV, Samuel Akindes Adékambi, appelé à la barre peu avant 13 heures, est revenu sur les origines du différend. Il a expliqué avoir sollicité, il y a environ trois ans, l’appui financier de Lionel Talon pour la réalisation d’un terrain de football à Akogbato, dans le 12ᵉ arrondissement de Cotonou, à travers le Centre Eya. Le prévenu a affirmé avoir rejeté une première proposition limitée à la construction d’un centre culturel avant d’obtenir l’intégration du volet sportif au projet.
Les échanges à l’audience ont principalement porté sur deux montants évoqués dans le dossier : une somme de 200 000 FCFA destinée à un cocktail pour les jeunes, que l’élu assure n’avoir jamais perçue, ainsi que 3 millions de FCFA qu’il reconnaît avoir reçus. Selon ses déclarations, cette dernière somme constituait un appui à sa campagne présidentielle et n’avait aucun lien avec le projet d’Akogbato. Il a également décrit les circonstances de la remise des fonds, affirmant qu’après une séance de travail consacrée au projet, l’assistante de Lionel Talon lui aurait remis l’argent dans un bureau. En raison de l’absence des témoins cités, la CRIET a décidé de renvoyer l’affaire au lundi 6 juillet 2026 pour la poursuite des débats.
Samuel KAKPO
