
Le suspense est levé au Gabon : la Cour constitutionnelle a tranché. Huit candidats seront en lice pour l’élection présidentielle du 12 avril, après avoire validé, ce vendredi 21 mars, les recours de quatre prétendants supplémentaires. Parmi eux, Thierry Yvon Michel Ngoma, Alain Simplice Boungoueres, Zenaba Gninga Chaning et Axel Stophène Ibinga Ibinga, initialement recalés par la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum (CNOCER). Cette décision renforce la diversité des profils en compétition, mais exclut un candidat majeur : Jean-Rémy Yama.
Jean-Rémy Yama exclu malgré un recours validé trop tard
L’ancien leader syndical, libéré de prison après la chute d’Ali Bongo, ne pourra pas concourir. La raison ? Un document manquant : l’acte de naissance d’un de ses parents, nécessaire pour attester de sa nationalité gabonaise. Malgré les efforts de sa famille pour retrouver et fournir ce document à temps, la Cour constitutionnelle a rejeté son recours. Une décision qu’il dénonce avec force.
« Un jour triste pour la démocratie »
Jean-Rémy Yama crie à l’injustice. Il pointe une application à géométrie variable des règles électorales :
> « C’est un jour triste pour la démocratie. En même temps, c’est un acte de lâcheté, car rien ne peut justifier le rejet de ma candidature. J’ai fourni l’acte de naissance exigé, mais la Cour a tout simplement ignoré mon dossier. Pourtant, d’autres candidats ont bénéficié de la validation de pièces complémentaires. »
Cette disqualification, perçue comme un coup dur pour la pluralité du scrutin, laisse planer des doutes sur l’équité du processus électoral.
Une élection présidentielle sous tension
Avec cette validation, la liste définitive des candidats est désormais connue. Aux quatre nouveaux admis s’ajoutent les figures déjà en lice :
– Brice Clotaire Oligui Nguema, chef de la transition
– Alain-Claude Billie-By-Nze, ancien Premier ministre
– Stéphane Iloko, ex-porte-parole du PDG
– Jacques Lapensée Essingone, fiscaliste
– Zenaba Gninga Chaning, unique femme candidate
À moins d’un mois du scrutin, le climat politique s’intensifie. L’exclusion de Jean-Rémy Yama suscite des interrogations, tandis que les huit candidats validés affûtent leurs arguments pour convaincre les électeurs gabonais.