
Le Burkina Faso est une nouvelle fois frappé par la terreur. Vendredi 28 mars, en plein après-midi, un assaut d’une violence inouïe a visé le camp militaire de Diapaga, dans l’est du pays. Une cinquantaine de soldats et de Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) ont été tués. Les assaillants, lourdement armés et arrivés en nombre sur des motos, ont semé le chaos, pillant les stocks d’armes avant d’incendier ce qu’ils ne pouvaient emporter.
Une attaque coordonnée et implacable
Selon des témoins joints sur place, tout a commencé aux alentours de 16 heures. Les terroristes ont encerclé la ville et ouvert le feu, plongeant la population dans la panique. Pris sous un déluge de tirs, les militaires en poste ont tenté de résister avant d’être submergés et contraints d’abandonner le camp.
Dans la foulée, les assaillants se sont rués sur les armes et les munitions, avant de détruire méthodiquement le reste du matériel. Ce n’est qu’après l’attaque que l’ampleur du drame est apparue : au moins 30 soldats gisaient sans vie, tandis que 22 VDP, en formation dans le camp, avaient également péri. Un bilan déjà effroyable, qui pourrait encore s’alourdir, plusieurs militaires étant toujours portés disparus.
Une ville en état de choc
Au-delà du carnage dans le camp, Diapaga elle-même n’a pas été épargnée. Des commerces pillés, des bâtiments incendiés, des tirs d’obus sur la cité : l’attaque a plongé la ville dans la terreur et la désolation. Même la prison civile et le siège d’une société cotonnière ont été ciblés.
Pour l’heure, l’état-major de l’armée burkinabè n’a pas communiqué sur cette attaque. Pendant ce temps, les habitants de Diapaga, endeuillés et traumatisés, attendent avec angoisse la suite des événements, redoutant de nouvelles offensives.
Le Burkina Faso, en proie à une insécurité grandissante, semble plus que jamais sur la ligne de front d’une guerre qui ne dit pas son nom.