
Au Mali, le sort de l’universitaire et militant anticorruption Clément Mamadou Dembélé suscite une vive préoccupation internationale. Détenu depuis novembre 2023, soit près de vingt et un mois, il est accusé d’avoir proféré des menaces de mort contre le président de la transition, Assimi Goïta, à la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d’un enregistrement sonore controversé.
Or, une expertise indépendante a conclu que la voix entendue sur l’audio incriminé ne correspondait pas à celle de Clément Mamadou Dembélé, mettant ainsi en doute la validité des charges retenues.
Face à cette situation, un groupe d’experts des Nations unies a appelé les autorités maliennes à procéder à sa libération immédiate et à garantir le respect de ses droits fondamentaux. Les rapporteurs onusiens estiment que son incarcération prolongée, malgré les éléments disculpant, constitue une violation manifeste des normes internationales relatives aux droits humains.
Cette affaire, au-delà du cas individuel de Clément Mamadou Dembélé, relance le débat sur l’espace accordé aux voix critiques dans le Mali en transition, où les tensions entre libertés publiques et impératifs sécuritaires demeurent vives.
Samuel Richard BOCO KAKPO.