Une nouvelle tragédie a frappé le nord du Nigeria. Dans la nuit du dimanche 26 au lundi 27 juillet, des hommes lourdement armés ont pris d’assaut le village de Naridon, situé dans le sud de l’État de Kaduna, tuant au moins une trentaine de personnes et semant la terreur parmi les habitants.
Selon RFI, les assaillants ont ouvert le feu peu après minuit, ciblant indistinctement les villageois. Certains habitants ont été pourchassés jusque dans la brousse alors qu’ils tentaient de fuir, tandis que plusieurs habitations ont été incendiées, laissant derrière elles un paysage de désolation.
Face à ce drame, le président nigérian, Bola Ahmed Tinubu, a fermement condamné cette attaque. Il a assuré que les responsables seraient retrouvés et traduits en justice, affirmant que ceux qui cherchent à compromettre la paix et la stabilité du pays ne resteront pas impunis. Le chef de l’État a également annoncé un renforcement des opérations de sécurité dans la région afin de retrouver les auteurs de ce massacre.
Le sud de l’État de Kaduna est régulièrement confronté à des violences meurtrières, souvent liées aux tensions entre des communautés d’éleveurs musulmans et des agriculteurs majoritairement chrétiens. Ces affrontements, qui perdurent depuis de nombreuses années, continuent de faire de nombreuses victimes.
Pour Amnesty International, cette attaque figure parmi les plus meurtrières enregistrées récemment dans cette partie du pays. L’organisation estime toutefois que les promesses des autorités ne suffisent plus. Son directeur au Nigeria, Isa Sanusi, appelle à des mesures concrètes pour renforcer la protection des populations civiles et mettre un terme à un cycle de violences qui dure depuis près de deux décennies.
Confronté à une insécurité persistante sur plusieurs fronts, le gouvernement nigérian a récemment annoncé le recrutement de 28 000 nouveaux soldats afin de renforcer les capacités des forces armées et de mieux répondre aux menaces qui pèsent sur le pays.
