L'ancien ministre de la Justice Constant Mutamba lors de l'ouverture de son nouveau procès à la Cour de cassation, le 13 juillet 2026.
Nouvel épisode de tension dans le dossier judiciaire impliquant l’ancien ministre congolais de la Justice, Constant Mutamba. Lors de l’audience tenue le lundi 27 juillet devant la Cour de cassation, l’ex-garde des Sceaux a quitté la salle en pleine séance, dénonçant ce qu’il considère comme de graves atteintes à ses droits de la défense.
Dès l’ouverture des débats, Constant Mutamba a tenté de soulever plusieurs exceptions de procédure. Toutefois, le président de la Cour a préféré entendre en premier son coaccusé, Chancard Bukolela, ancien coordonnateur du Fonds de réparation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO). Cette décision a rapidement provoqué un vif échange entre les parties. Après que son micro a été coupé, l’ancien ministre a décidé de quitter l’audience.
À sa sortie du palais de justice, Constant Mutamba a vivement critiqué le déroulement de la procédure. Il accuse les autorités judiciaires de rouvrir un dossier qu’il estime déjà clos et affirme être victime d’un procès à caractère politique. Selon lui, la Cour l’empêche d’exercer pleinement ses droits en refusant d’examiner les exceptions soulevées par sa défense.
Malgré son départ, les juges ont poursuivi les audiences en entendant Chancard Bukolela sur des décaissements controversés de plus de 20 millions de dollars destinés à indemniser les victimes des conflits survenus à Kisangani au début des années 2000. L’accusation soutient que ces paiements auraient été autorisés par Constant Mutamba.
Les avocats de l’ancien ministre entendent notamment remettre en cause la compétence de la Cour de cassation pour juger leur client, estimant qu’il ne bénéficie plus du statut ouvrant droit à cette juridiction. Ils contestent également la régularité de la procédure engagée contre lui.
La prochaine audience est programmée pour le vendredi 31 juillet. Reste à savoir si Constant Mutamba fera son retour devant les magistrats ou s’il poursuivra son boycott de la procédure.
