La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a examiné, hier mardi 30 décembre 2025, une affaire sensible impliquant un gardien de maison accusé d’atteinte à la vie privée. Il lui est reproché d’avoir filmé à son insu une jeune femme presque nue, avant de diffuser les images sur les réseaux sociaux.
Selon 24heure au Bénin, les faits se seraient produits dans un quartier résidentiel où l’accusé assurait la surveillance d’une habitation voisine de celle de la victime, une jeune coiffeuse âgée de 21 ans. Profitant de sa position, le gardien aurait escaladé le mur séparant les deux concessions afin de filmer la jeune femme au moment où elle sortait de la douche.
S’estimant observée, la victime a immédiatement alerté son frère, qui est intervenu auprès du mis en cause. À l’époque, ce dernier avait nié toute intention malveillante, affirmant qu’il procédait simplement au nettoyage du mur.
Ce n’est que plusieurs mois plus tard que la jeune femme découvre la circulation de vidéos compromettantes la mettant en scène, partagées au sein de groupes WhatsApp et auprès de certaines de ses connaissances. Elle établit alors un lien avec l’incident impliquant le gardien et décide de porter plainte.
Interpellé et placé sous mandat de dépôt, l’accusé a reconnu les faits à la barre. Il a toutefois soutenu que la publication des images sur son statut WhatsApp résultait d’une erreur de manipulation.
Estimant avoir subi un grave préjudice moral et social, la victime réclame la somme de 20 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts. Le dossier a été renvoyé au 3 février 2026 pour la poursuite des débats.
Fiora TOKPON
