L’année 2025 a été marquée par une nette intensification de la lutte contre la cybercriminalité au Bénin. Le Centre national d’investigations numériques (CNIN) fait état d’une augmentation significative aussi bien du nombre de plaintes enregistrées que des arrestations effectuées.
Invité sur la Web TV de Madame Actu, le directeur général du CNIN, Ouanilo Medegan Fagla, a livré des chiffres révélateurs de l’ampleur du phénomène. Selon lui, les services du centre ont enregistré plus de 6 500 plaintes liées aux infractions numériques en 2025, contre environ 4 000 l’année précédente. Une progression qui traduit, selon le responsable, une recrudescence des actes de cyberharcèlement et des escroqueries en ligne.
Cette hausse ne se limite pas aux signalements. Les opérations menées sur le terrain ont également conduit à de nombreuses interpellations. Le DG du CNIN indique qu’au cours de l’année écoulée, 1 632 personnes ont été arrêtées dans le cadre d’enquêtes liées à la cybercriminalité, un chiffre qu’il qualifie de particulièrement élevé.
Un rapport détaillé est par ailleurs en préparation. Ce document, selon Ouanilo Medegan Fagla, permettra de mieux cerner les profils des auteurs, les méthodes d’arnaque les plus utilisées ainsi que les catégories de victimes les plus ciblées.
Pour le directeur général du CNIN, ces statistiques traduisent surtout une évolution des mentalités. De plus en plus de citoyens, explique-t-il, n’hésitent plus à saisir les autorités judiciaires lorsqu’ils sont victimes d’abus en ligne. « Les populations font davantage confiance aux institutions et refusent désormais de subir en silence le cyberharcèlement », a-t-il souligné.
Une dynamique qui confirme, selon les autorités, l’importance de renforcer la prévention et la répression des infractions numériques face à des pratiques en constante évolution.
F.T.
