Le président américain Donald Trump a réuni, vendredi 9 janvier à la Maison Blanche, les dirigeants des grandes compagnies pétrolières américaines afin de les convaincre de soutenir son projet au Venezuela. Washington entend désormais exercer une influence durable sur l’exploitation des immenses réserves de pétrole du pays sud-américain.
Lors de cette rencontre, Donald Trump a encouragé les majors à investir massivement dans le secteur pétrolier vénézuélien, affirmant que ces entreprises pourraient engager jusqu’à 100 milliards de dollars. Il a toutefois prévenu que toute opération devrait se faire exclusivement sous l’égide des États-Unis, et non en lien direct avec Caracas.
Cette stratégie s’inscrit dans un contexte politique et sécuritaire extrêmement tendu. Après l’opération militaire américaine ayant conduit à la chute de Nicolás Maduro début janvier, le Venezuela reste placé sous état d’urgence. Les autorités de transition, dirigées par Delcy Rodríguez, privilégient officiellement la voie diplomatique face à ce qu’elles qualifient d’« agression » américaine, tout en amorçant un dialogue exploratoire avec Washington.
Du côté des entreprises, l’enthousiasme reste mesuré. Le patron d’ExxonMobil, Darren Woods, a estimé qu’investir au Venezuela demeurait impossible en l’état, évoquant l’instabilité juridique et les précédentes nationalisations. Malgré ces réserves, la Maison Blanche espère convaincre le secteur privé de s’engager dans la reconstruction et la relance du pétrole vénézuélien sous supervision américaine.
F.T.
