Le parquet spécial de la CRIET a requis, jeudi 22 janvier 2026, huit ans de prison ferme assortis de quatre millions de FCFA d’amende contre cinq personnes, dont des agents de la morgue du Centre national hospitalier universitaire (CNHU) de Cotonou. Ils sont poursuivis pour abus de fonction dans le cadre de l’affaire des ossements humains découverts derrière la morgue de l’hôpital.
Au total, sept prévenus en détention préventive ont comparu devant la chambre correctionnelle. Si deux d’entre eux ont bénéficié d’une demande de relaxe au bénéfice du doute, le ministère public estime que les cinq autres se sont rendus coupables de prélèvements illégaux de restes humains sur des corps déposés à la morgue.
Selon les informations rapportées par « libreexpress », des échanges retrouvés dans les téléphones de certains mis en cause font état d’un trafic de restes humains, notamment des crânes, des cerveaux et d’autres éléments issus de cadavres. Des faits jugés particulièrement graves par le parquet spécial.
La défense, conduite entre autres par Me Omer Sylvain Tchiakpè, a plaidé la relaxe pour certains prévenus. Le verdict est attendu le jeudi 5 février 2026.
L’affaire remonte au 28 février 2025, lorsque des ossements humains ont été découverts dans une broussaille située derrière la morgue du CNHU. Cinq squelettes avaient été reconstitués, sans que leurs crânes ne soient retrouvés.
F.T.
