La commune d’Adjohoun, dans le département de l’Ouémé, a accueilli le samedi 31 janvier 2026 la cérémonie officielle de lancement des activités de la Coordination départementale de l’Ouémé du Réseau des Amis de Romuald WADAGNI (RAR-WADAGNI). Une rencontre placée sous le signe de la mobilisation, de la cohésion interne et de la sensibilisation citoyenne, à l’approche de l’élection présidentielle d’avril.
La cérémonie s’est ouverte par le discours de bienvenue le représentant du maire, qui a salué la forte mobilisation des membres et invités. « Votre présence massive témoigne de votre attachement au réseau et de votre engagement en faveur des idéaux que porte le mouvement », a-t-il déclaré, avant de souligner que cette rencontre marque « une étape décisive dans la structuration et la dynamique du réseau dans le département de l’Ouémé ».
Prenant la parole à son tour, le Secrétaire Général François Affomaï a insisté sur la portée stratégique de ce lancement. « Cette cérémonie n’est pas un simple événement protocolaire. Elle marque le début effectif d’une nouvelle dynamique dans l’Ouémé », a-t-il affirmé. Revenant sur le thème central des travaux, il a rappelé que « le vote n’est pas seulement un droit. Il est avant tout un devoir civique, un acte de responsabilité ». Évoquant les dernières consultations électorales, il a reconnu « la faible participation des populations », un défi qui, selon lui, impose d’« aller au contact des citoyens » pour « redonner tout son sens à l’acte de voter ». L’objectif affiché dans l’Ouémé est de faire de la coordination « un outil efficace de proximité, de sensibilisation et de mobilisation ». Dans cette dynamique, il a appelé à « bâtir une forte mobilisation autour de la vision et du leadership de Romuald WADAGNI, afin d’obtenir une victoire nette et écrasante lors de l’élection présidentielle d’avril ».
Le temps fort de la cérémonie a été la communication sur le devoir de vote, présentée par le Chargé des affaires politiques du RAR-WADAGNI, Dr Hadonou Kouessi Ghislain, enseignant-chercheur et expert de l’ABESS. À travers une analyse claire et pédagogique, il a rappelé que le vote est à la fois un droit constitutionnel fondamental et un devoir civique essentiel.
S’appuyant sur la Constitution béninoise et le Code électoral en vigueur, il a expliqué que la souveraineté appartient au peuple et s’exerce principalement par le suffrage. Si le vote n’est pas juridiquement obligatoire, a-t-il précisé, il demeure démocratiquement indispensable. Il a longuement mis en garde contre les dangers de l’abstention électorale, qu’il considère comme une menace pour la légitimité des dirigeants, la solidité des institutions et la stabilité sociale. « Ne pas voter, c’est laisser les autres décider à votre place », a-t-il résumé.
La communication a également insisté sur la mobilisation citoyenne, présentée comme une urgence démocratique à l’approche de la présidentielle d’avril 2026. Le conférencier a rappelé que la carte d’électeur constitue un véritable titre de participation à la République et un outil de reddition de comptes. Face aux nouvelles exigences du système électoral, seule une forte participation peut garantir une représentation fidèle des aspirations du peuple béninois.
Clôturant les interventions, le président du Réseau des Amis de Romuald WADAGNI, Curiace HADONOU a salué le travail de la coordination départementale, estimant que cette cérémonie « symbolise le démarrage effectif d’une nouvelle phase de mobilisation, de proximité et d’action sur le terrain ». Il a rappelé avec fermeté que « le vote est le fondement même de la démocratie » et que « refuser de voter, c’est laisser d’autres décider à sa place ». Face à la faible participation observée, il a appelé à « redoubler d’efforts » pour bâtir « une mobilisation forte, disciplinée et massive autour de la candidature de Romuald WADAGNI », tout en insistant sur la paix comme condition essentielle du processus démocratique.
À Adjohoun, le RAR-WADAGNI donne ainsi le ton d’une campagne axée sur la citoyenneté active, la proximité avec les populations et la participation démocratique.


