
C’est un véritable séisme judiciaire à Malabo. Déjà éclaboussé par un scandale sexuel à la fin de l’année 2024, Balthazar Ebang Engonga vient de voir son destin politique et professionnel basculer définitivement. Le tribunal l’a reconnu coupable d’avoir participé à un vaste système de corruption, impliquant le transfert de plusieurs millions de francs CFA vers des comptes offshore.
Selon les précisions fournies par Hilario Mitogo, directeur général de presse de la Cour suprême de justice, le verdict a retenu des faits d’enrichissement illicite et de détournement de fonds publics. Le parquet avait requis jusqu’à dix-huit années de réclusion criminelle contre l’ancien responsable et ses coaccusés, parmi lesquels figuraient également des femmes accusées de complicité.
Au terme des délibérations, la juridiction a prononcé une peine d’emprisonnement moins lourde que celle initialement requise, mais assortie d’une amende d’un montant exceptionnellement élevé. Cette sanction financière vise, selon le ministère public, à marquer un tournant dans la lutte contre la corruption et à dissuader d’éventuelles dérives futures.
Pour de nombreux observateurs, ce jugement scelle la chute d’un homme autrefois influent, désormais frappé d’infamie. La décision de la Cour est perçue comme un signal fort envoyé par la justice équato-guinéenne, qui cherche à affirmer son autorité face à des pratiques de prédation économique longtemps tolérées.
Samuel Richard BOCO KAKPO .