De fortes précipitations enregistrées ces dernières semaines en Afrique australe ont provoqué de graves inondations dans plusieurs pays de la région, notamment au Zimbabwe, au Mozambique et en Afrique du Sud. Le bilan humain régional frôle désormais la barre des 100 décès, selon des sources concordantes.
En Afrique du Sud, ces intempéries exceptionnelles n’ont pas épargné le parc national Kruger, l’un des joyaux de la biodiversité africaine. Situé dans le nord-est du pays, le parc a subi d’importants dégâts à un moment symbolique, alors qu’il s’apprête à célébrer le centenaire de sa création officielle.
Bien que les pluies aient diminué, plusieurs secteurs du parc restent inaccessibles. Des centaines d’agents de conservation et de travailleurs ont été contraints de rester sur place après des évacuations en urgence. Aucune perte humaine n’a été signalée à l’intérieur du parc, mais les infrastructures ont été lourdement touchées.
Des routes et des ponts ont été emportés, tandis que des logements du personnel et des installations touristiques ont subi d’importants dommages. Selon la direction de SANParks, l’organisme chargé de la gestion des parcs nationaux, la faune n’a pas été mise en danger. Les animaux sauvages ont, comme à l’accoutumée, migré vers des zones plus sûres et en altitude.
Les autorités évaluent les dégâts à au moins 26 millions d’euros. Un appel à la solidarité a été lancé afin de financer les travaux de réhabilitation. Le gouvernement s’inquiète par ailleurs des conséquences économiques, la fermeture partielle du parc risquant de peser lourdement sur les recettes touristiques, essentielles au fonctionnement de SANParks.
Pour les spécialistes du climat, si ces pluies s’inscrivent dans un cycle saisonnier connu, leur intensité croissante serait directement liée aux effets du changement climatique.
